9 mesures qui impactent les Français en 2019

Qui dit nouvelle année, dit nouveaux changements. Du prélèvement à la source à la hausse du Smic en passant par la prime d’activité ou encore les premières briques du 100% santé, un catalogue de mesures concernant la vie quotidienne des français, entre en vigueur en ce début d’année 2019.

9 nouvelles mesures qui impactent le quotidien des Français en 2019

Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu entre en vigueur

C’est la mesure phare du gouvernement Macron pour ce début d’année. Le prélèvement à la source de l'impôt est mis en place et se concrétisera sur les feuilles de paie du mois de janvier. Chez les salariés du privé et du public, l’impôt sera prélevé directement par l’employeur : il apparaîtra sur la fiche de paie au même titre que les cotisations sociales.

 

Presque tous les revenus sont concernés : les traitements et salaires (sauf pour les employés à domicile qui devront attendre 2020), les pensions de retraite, les revenus des indépendants, les revenus fonciers récurrents et les revenus dits de « remplacement » comme les allocations-chômage ou les indemnités journalières suite à un arrêt maladie.

 

Chez les retraités, la collecte sera réalisée par les caisses de retraite. Les travailleurs indépendants verseront un acompte mensuel ou trimestriel, calculé par l'administration en fonction de leurs revenus des mois précédents, puis ajusté selon leurs revenus effectifs.

Le Smic revalorisé de 1,5%

À partir du 1er janvier 2019, le Smic va être revalorisé de 1,5% contre 1,24% au début de l’année 2018. Avec cette hausse automatique, qui se base sur l’inflation, le nouveau montant du Smic brut horaire sera de 10,03 euros contre 9,88 euros en 2018. Sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires, le Smic mensuel sera donc porté à 1521,22 euros.

Les heures supplémentaires défiscalisées

Les heures supplémentaires sont exonérées de cotisations salariales depuis le 1er janvier 2019 et ne sont pas soumises à impôt jusqu’à un montant de 5 000 euros net par an. Tous les salariés, y compris les fonctionnaires, pourront en bénéficier.

Augmentation de la prime d’activité

« Le Smic augmentera de 100 euros par mois », cette phrase prononcé par le président de la République lors de son allocution suite aux mouvements sociaux des gilets jaunes, a créé une confusion. Le Smic n’augmentera pas à proprement parler de 100 euros.  C’est la somme de la hausse annuelle du Smic et la mise en place d'un bonus de 90 euros à la prime d’activité qui permettra de générer la fameuse hausse de 100 euros.

 

La prime d’activité va également être élargie à 5 millions de foyers (3,8 millions de foyer actuellement). Cette prime bénéficie aux personnes touchant entre 0,8 fois et 1,5 fois le Smic. Les CAF verseront cette prime revisitée à partir du 5 février 2019, y compris aux nouveaux allocataires s’ils en font la demande avant le 25 janvier 2019.

Les retraites de base faiblement revalorisées

Les retraites de base seront revalorisées de 0,3%, un chiffre nettement inférieur à l'inflation. Cette sous-indexation concerne aussi certains régimes complémentaires (travailleurs indépendants, salariés du BTP et contractuels de la fonction publique) ainsi que les pensions d'invalidité et les prestations pour accident du travail ou maladie professionnelle.

La fusion des caisses de retraites complémentaires Agirc et Arrco

Les deux caisses de retraites complémentaires des salariés du privé, l’Agirc (pour les cadres) et l’Arrco (pour les non cadres), ont fusionné le 1er janvier 2019. Une mesure qui s’accompagne d’une augmentation des cotisations de retraites complémentaires prises en charge à 60% par l’employeur et 40% par le salarié.

 

Un système de bonus-malus temporaire est aussi instauré pour les personnes nées à partir de 1957 pour inciter les salariés à travailler plus longtemps, au moins jusqu’à 63 ans.

Un congé maternité pour les travailleuses indépendantes

Dès le 1er janvier 2019, les travailleuses indépendantes bénéficieront d’un congé maternité équivalent à celui des femmes salariées. Jusqu’ici, elles bénéficiaient d’une allocation forfaitaire, ainsi que d’indemnités journalières forfaitaires versées pendant 74 jours, sous condition d’un arrêt de travail effectif de 44 jours. Désormais, leur congé sera porté à 112 jours, avec une durée minimale d’arrêt fixée par la loi de financement de la Sécurité sociale 2019 à 8 semaines.

Les actes de santé les plus coûteux seront moins bien remboursés par l’Assurance Maladie

Depuis le 1er janvier 2019, l'Assurance maladie rembourse 6 euros de moins les actes coûteux notamment ceux supérieurs à 120 euros. La part prise en charge par les assurés sociaux passe ainsi de 18 euros à 24 euros. Tous  les assurés ne sont cependant pas touchés : les femmes enceintes, les malades chroniques ou encore les personnes invalides ne sont pas concernés par cette revalorisation.

Première brique du « reste à charge zéro »

Le 100% santé est une mesure qui vise à un reste à charge zéro pour les assurés sur les soins dentaires, optiques et les audio-prothèses et sera décliné sur 3 ans. Les tarifs des aides auditives et les soins dentaires faisant l’objet du panier « 100% santé » sont plafonnés depuis le 1er janvier 2019 et  seront progressivement réduits jusqu'en 2021. La base de remboursement de la Sécurité sociale sera quant à elle progressivement augmentée. En 2019, sur les appareils auditives entrant dans le périmètre de la réforme « 100% santé », il y aura en moyenne 200 euros de frais en moins (par oreille).

Une chasse aux conducteurs sans assurance

Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 700 000 personnes rouleraient sans assurance. Pour réduire ce chiffre et mieux identifier ces automobilistes, les forces de l’ordre ont accès, depuis le début d'année 2019, au fichier des véhicules assurés (FVA). Ils pourront  ainsi plus facilement détecter, lors de contrôles routiers, les véhicules en circulation non assurés.

 

Les personnes en infraction risquent une amende forfaitaire de 500 euros (minorée à 400 euros pour un règlement dans les 15 jours ou majorée à 1 000 euros au bout de 45 jours), lors de la première constatation de l’infraction. En cas d’accident, la peine encourue pour le défaut d’assurance est une amende de 3 750 euros, pouvant être assortie de peines complémentaires comme la suspension ou l’annulation du permis, avec interdiction de le repasser, et la confiscation du véhicule.