Des frais de santé en hausse pour les Français

Suite à une étude sur plus de 70 millions de données santé, Verspieren constate que les frais de santé annuels des français sont en hausses sur l’année 2017. Notre analyse révèle deux faits majeurs : d’une part les importantes disparités de dépenses de santé entre régions et d’autre part, le coût de la santé en constante augmentation en Ile de France.

Hausse Frais de santé

Une répartition inégale entre régions

Le coût moyen annuel des dépenses de santé s’élève à 1 125 € par adulte en France en 2017, pour un reste à charge de 53,01 % (avant complémentaire santé). Cependant, lorsque l'on se penche sur les moyennes de frais de santé par région, on constate d’importantes inégalités sur le territoire français. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, région où les frais médicaux sont le plus élevés, le coût moyen des frais de santé s’élève à 1 188 €/an, alors qu’en Bretagne, il tombe à 864 €/an.

Carte de France - Coût moyen annuel des frais de santé par région
(Source : Verspieren 2017)

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Ces disparités sont encore plus visibles quand on s’intéresse aux soins médicaux les plus courants, notamment les consultations des médecins non adhérents au CAS (contrat d’accès aux soins). Chez les médecins spécialistes non adhérents au CAS, la consultation revient à un coût moyen de 52,1 € pour un habitant d’Ile-de-France, alors qu’un Breton ne paye en moyenne que 29,6 € par consultation. Ce déséquilibre entre région est encore plus flagrant en ce qui concerne les forfaits optiques et les hospitalisations chirurgicales. Effectivement, les Franciliens paye en moyenne leur forfait pour une paire de lunettes 520 € (verres + monture), tandis que les assurés de Nouvelle-Aquitaine seulement 443 €. Les interventions chirurgicales sont l’exemple le plus frappant : pour une hospitalisation, les corses dépensent en moyenne 234 € contre 963 € pour les Bourguignons.

 

L’Ile-de-France au cœur de la hausse

Les Franciliens sont les plus impactés par la hausse des frais de santé. Entre 2016 et 2017, les dépenses annuelles en soin médicaux ont augmenté de 47,41 € pour atteindre une somme moyenne de 1 156 €/an par adulte. L’Ile-de-France est la région où les consultations et les interventions médicales restent les plus onéreuses. Auprès des médecins n’ayant pas adhéré au CAS, le tarif d’une consultation chez un généraliste coûte en moyenne 28,20 et 52,1   chez un spécialiste. Des tarifs supérieurs à toutes les autres régions du territoire français.

Même constat pour d’autres dépenses médicales courantes telles que le forfait optique, les examens de radiologie, ou encore l’orthodontie, et tout particulièrement les prothèses dentaires. La hausse des dépenses annuelles de santé en Ile-de-France et les prix élevés sont  expliqués simplement par Jean de Kervasdoué. En effet, L’économiste de la santé révèle que : « La carte des tarifs médicaux est corrélée à celle des revenus des Français ». En d’autres termes, plus la région est riche, plus les coûts des consultations auront tendance à grimper. En l’occurrence l’Ile-de-France, région où le niveau de vie moyen par habitant est le plus élevé de France, est aussi la région où le pourcentage de médecins généralistes pratiquant des dépassements d’honoraires est le plus élevé.

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La sur-complémentaire santé va s’imposer pour limiter le reste à charge

Face à la hausse des frais de santé, le gouvernement envisage de lancer des mesures telles que le reste à charge zéro sur les prothèses dentaires, les prothèses auditives ainsi que les frais optiques. Cependant, la mise en place des contrats responsable pour les assureurs, c’est-à-dire les contrats devant respecter un cahier des charges dicté par le gouvernement, a entraîné une augmentation globale du reste à charge, notamment sur les pathologies graves nécessitant des dépenses médicales plus onéreuses. Devant cette hausse du reste à charge, l’alternative semble être la sur-complémentaire santé.

 

Jean-Philippe Ferrandis, directeur des Assurances de personnes de Verspieren, indique que : « La souscription d’une sur-complémentaire santé à titre individuel ou via un contrat collectif que pourrait proposer l’employeur va devenir quasi incontournable pour garantir un meilleur remboursement des soins de santé les plus onéreux. »  Indépendante de la complémentaire santé obligatoire, et proposée à titre facultatif par l’employeur à ses salariés, la sur-complémentaire va effectivement couvrir en priorité les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes et les frais d’hospitalisation.