Nouvelles mobilités : Verspieren dans la course

Le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) présenté en novembre 2018 a pour objectif d’accélérer le développement des nouvelles solutions de mobilité, en œuvrant pour la transition écologique. Au programme, une autorisation de circuler pour la voiture autonome, ou encore la promotion des déplacements à vélo… Verspieren est bien placé dans la course pour apporter des solutions à ces nouveaux modes de transport.

Navette autonome

Voiture autonome : un marché à suivre avec attention

C’est au chapitre « innovation » du projet de loi d’orientation des mobilités que figure l’autorisation de la circulation des véhicules autonomes en régime permanent d’ici 2020 à 2022, avec une priorité pour les navettes autonomes. Verspieren a d’ailleurs déjà plusieurs clients concernés par ces véhicules. C’est le cas de la RATP qui met en place des navettes autonomes sur des circuits bien délimités : expérimentation sur le pont Charles de Gaulle, dans le Bois de Vincennes, ou encore sur le site privé du Commissariat à l’Energie Atomique à Saclay, en région parisienne. Les navettes sont de niveau 3, ce qui veut dire qu’il y a toujours un chauffeur capable, en cas de nécessité, de reprendre la main sur la conduite. Verspieren accompagne également le groupement Alvest, dans l’expérimentation de leurs navettes autonomes.

 

" La phase de test des véhicules autonomes étant élargie depuis le 1er janvier 2019 et l’autorisation de circulation annoncée entre 2020 et 2022, les acteurs de l’assurance se mettent en ordre de marche et travaillent à l’élaboration des garanties nécessaires à ces nouveaux risques " relève Matthieu Carrigue, directeur adjoint du département Flottes automobiles de Verspieren. Et il ajoute : "Le marché de l’automobile s’adaptera progressivement car au démarrage les véhicules autonomes individuels coûteront cher à l'acquisition et seront peut-être cher à assurer, les assureurs n’ayant pas d’historique statistique quant à la fréquence et l’intensité des sinistres survenus avec ce type de véhicule. Il leur faudra donc du temps pour affiner les règles de calcul des primes d’assurance permettant d’absorber la sinistralité. Du côté de Verspieren, nous sommes vigilants sur tout ce qui se passe sur ce marché, et sommes en mesure d’accompagner nos clients en même temps que l’évolution de la législation qui régit leurs tests » précise Matthieu Carrigue.

 

Une mise en circulation progressive qui va permettre de cadrer l'environnement juridique et assurantiel des véhicules autonomes.

Bien que l’autorisation de circulation des véhicules autonomes soit annoncée par le gouvernement d’ici 2020 à 2022, dans les faits et la pratique, on distinguera selon la typologie des véhicules des avancées assez rapides pour les navettes en circuits délimités, et des avancées plus lointaines pour les véhicules individuels. Chez Verspieren, et suite aux travaux menés avec la Fédération Française de l’assurance, nous pouvons identifier des étapes réalistes prenant en compte la réalité du terrain.

 

  • D’ici 2030, il est question d’un élargissement des fonctions de conduite déléguées mais encore sur circuits délimités ;
     
  • De 2030 à 2050, les voitures devraient atteindre le degré d’autonomie quasi-total, et sur tous les types de circuits. Ce déploiement nécessitera des infrastructures  pour répondre au besoin de sécurité ; 
     
  • À partir de 2050, une réflexion sera menée sur l’incorporation des véhicules autonomes dans les flottes de véhicules classiques.

 

" Les règles de responsabilité, et donc les textes législatifs applicables aux sinistres survenus avec ces véhicules seront également à évaluer. En France, en cas d’accident, c’est la responsabilité civile du conducteur qui est engagée. Qu’en sera-t-il dans le cas d’une voiture sans conducteur et sans volant ? " s’interroge Matthieu Carrigue. En effet, l’environnement juridique et assurantiel de ces nouveaux véhicules n’est pas encore défini à ce jour. Il faudra sans doute créer de nouvelles règles en matière de responsabilité pour tenir compte de l’intervention des algorithmes dans la survenance d'un sinistre. Car ce sont ces derniers qui définiront comment se comportera le véhicule dans une situation accidentogène. Par exemple, si une personne traverse au dernier moment devant une navette autonome transportant des passagers, comment l'algorithme gérant la conduite réagira-t-il ? Personne n’est capable aujourd’hui de dire si le système de pilotage de la navette autonome choisira de préserver la vie des passagers au détriment du piéton, ou l’inverse.

 

De nombreuses questions restent encore à traiter avant de voir des véhicules autonomes sur notre réseau routier.